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La structure du SFPQ

Le SFPQ est un syndicat indépendant qui regroupe environ
40 000 membres à travers le Québec, dont quelque 30 000 d'entre eux sont issus de la fonction publique québécoise et répartis comme suit : près de 26 000 employés de bureau et techniciens et environ 4 000 ouvriers travaillant au sein de divers ministères et organismes. Les 10 000 autres membres proviennent du secteur parapublic.

Le Syndicat possède une structure militante à trois paliers : local, régional et national, où plus de 1800 personnes occupent des fonctions syndicales. De plus, le SFPQ est membre de l’Internationale des services publics (ISP).

Il est intéressant de savoir que trois comités nationaux existent au SFPQ : Comité national des femmes, Comité national des jeunes et Comité national de surveillance.

Mission du SFPQ

  • Défendre les intérêts des membres dans leurs relations avec l’employeur;
  • Défendre les intérêts économiques, politiques et sociaux des membres et le développement de leurs conditions de vie;
  • Promouvoir des services publics comme moyen démocratique de répondre aux besoins de la population;
  • Agir comme un groupe de pression sociale et politique sans appartenance politique, chargé de promouvoir un projet de société axé sur la démocratie, le développement durable, le partage, l’équité, la solidarité et le progrès de la société.

Valeurs

  • L'honnêteté, laquelle exige la cohérence entre les pensées, les paroles et les actions;
  • L'ouverture, laquelle permet de se rendre disponible et accessible aux idées et opinions des autres;
  • La transparence, laquelle permet d'agir au vu et au su de toutes et tous;
  • La confiance et l'engagement individuel, lesquels animent les relations entre personnes intervenantes;
  • La collaboration, la solidarité et la coopération, lesquelles forment la pierre angulaire du SFPQ.

Exécutif national du SFPQ

L’Exécutif national veille au bon fonctionnement quotidien de l’organisation. Il est composé de 7 personnes élues par le Congrès. Celles-ci sont libérées à temps complet pour un mandat de quatre ans. Elles sont conjointement et solidairement responsables auprès du Conseil syndical et du Congrès des décisions auxquelles elles ont participées.

Christian Daigle
Président général 

Christian Daigle a été élu une première fois à la présidence générale du SFPQ lors du 28e Congrès (avril 2016), puis réélu pour un second mandat lors du 29e Congrès (avril 2021). Avant son élection à la présidence, monsieur Daigle a occupé plusieurs fonctions dans la structure syndicale, et ce, depuis près de vingt ans, autant au palier local, régional, que national. Il a entre autres milité au sein du Comité national des jeunes (CNJ) (2000 à 2005). Par la suite, il a été élu vice-président à l'Exécutif national, poste qu'il a occupé d'avril 2005 à avril 2016. Auparavant, il a œuvré au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale à titre d'agent d’aide socioéconomique (Région Québec – Chaudière-Appalaches). Monsieur Daigle est responsable des dossiers suivants :

  • Présidence générale
  • Coordination générale des services
  • Comité national des jeunes et réseau des jeunes
  • Porte-parole officiel du Syndicat
  • Comité de coordination générale
  • Demandes d’appui et d’aide financière
  • Relations avec les personnes représentantes régionales et les régions
  • Relations et représentations auprès des autres organisations syndicales
  • Relations publiques, médiatiques et réseaux sociaux
  • Représentation auprès des autorités politiques
  • et administratives des employeurs
  • Représentation auprès des instances syndicales internationales

Karine Dextras-Paquette a été élue lors du 30e Congrès (avril 2024) au poste de secrétaire générale. Elle a été élue une première fois au sein de l'Exécutif national comme vice-présidente lors d'un Conseil syndical, en juin 2022. Madame Dextras-Paquette est responsable des dossiers suivants :

  • Secrétariat général et instances
  • Politique visant à contrer le harcèlement psychologique et la violence en milieu syndical
  • Comité d’éthique et de déontologie
  • Gestion des Statuts, règles, réglementations et politiques
  • Gouvernance et éthique
  • Négociation en continu (SCT)
  • Négociation Fonctionnaires
  • Développement des ressources humaines et évaluation de rendement
  • Comité mixte de relations professionnelles (CMRP)
  • Services essentiels
  • Accès à l’information
  • Comité des structures
  • Pratiques interdites

Karine Dextras-Paquette
Vice-présidente nationale

Franck DiScala
Trésorier général 

Franck DiScala a été élu trésorier général du SFPQ lors du 30e Congrès (avril 2024). Auparavant, il était président pour la région de Montréal – Laval – Montérégie. Monsieur DisCala est responsable des dossiers suivants :

  • Trésorerie générale et comptabilité
  • Comité des placements
  • Effectifs et exclusions
  • Finances et audit interne
  • Fonds d’initiatives
  • Objets promotionnels
  • Comité de révision de l’organisation du travail des personnes élues
  • Ressources informationnelles
  • Forum Culture et organismes de service

Patrick Audy a été réélu à la 1re présidence lors du 30e Congrès (avril 2024). Il avait été élu pour la première fois en 2012. Avant de faire le saut à l'Exécutif national, il a travaillé à l'Agence du revenu du Québec en tant que technicien en vérification fiscale. C'est à cet endroit qu'il a commencé à s'impliquer au SFPQ; en effet, il est rapidement devenu le président de la section 105 (Revenu-TAC). Monsieur Audy est responsable des dossiers suivants : 

  • Griefs
  • Protection des accréditations et organisation syndicale
  • Assurance-emploi et recours en vertu de la Loi sur l’assurance emploi
  • Horaires de travail
  • Occasionnels, saisonniers et listes de rappel
  • Recours devant le Tribunal administratif du travail (TAT)
  • Réunions des personnes représentantes régionales techniques
  • Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP)
  • Communication interne et site Internet
  • Contrat d’assurance collective
  • Négociation Agence du revenu du Québec et CRP
  • Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP)
  • Aménagements ministériels
  • Négociation SÉPAQ et CRT
  • Forum Revenu

Patrick Audy
Vice-président national

1961

Fondation du Syndicat national des fonctionnaires provinciaux du Québec

Bien que la formation officielle du SFPQ ait eu lieu le 26 septembre 1962, les vrais débuts de la syndicalisation des employées et des employés de la fonction publique remontent au printemps 1961, grâce à une poignée de fonctionnaires regroupés sous le nom Syndicat national des fonctionnaires provinciaux du Québec.

1962

Fondation officielle du SFPQ

Le 26 septembre 1962, à Trois-Rivières, des ouvriers et des fonctionnaires ont fondé officiellement le Syndicat national des fonctionnaires provinciaux du Québec. Avec la syndicalisation des employées et des employés de la fonction publique, la société québécoise a mis fin à plusieurs décennies d’arbitraire, de patronage et de favoritisme dans l’attribution des emplois du secteur public et dans l’administration de l’État.

1965

1er et 2e Congrès du Syndicat

Sous le thème commun « Revalorisation de la fonction publique », ces deux premiers Congrès ont été des événements heureux où les membres ont pu enfin se réjouir de tant d’années d’efforts. Retenons qu’à cette époque, le Syndicat se structurait autour d’une petite équipe composée de personnes élues, dont le rôle se résumait à négocier et à défendre deux conventions collectives : celle de l’accréditation « Fonctionnaires » et celle de l’accréditation « Ouvriers ».

1965

Cotisations syndicales

C’est lors du 1er Congrès, en mars 1965, que les cotisations syndicales ont été fixées à 1,50 $ par paie, et ce, à compter du 1er janvier 1967. Il faut noter qu’auparavant, les contributions mensuelles volontaires étaient de 2 $.

1965

Adoption de la Loi de la fonction publique

L’année 1965 a marqué l’entrée en vigueur de la Loi de la fonction publique. Celle-ci a donné aux employés de l’État le droit d’association, de négociation et celui de faire la grève. À noter que la nouvelle législation précisait que la rémunération, les heures et la durée du travail, de même que les congés, étaient négociables.

1966

Signature de la première convention collective 

Un vote à 92 % en faveur de la grève a obligé le gouvernement du Québec à négocier la première convention collective des accréditations « Fonctionnaires » et « Ouvriers ».

1968

129 mises à pied

En pleine période de négociation pour le renouvellement de la convention collective, le gouvernement a mis à pied 129 ouvriers, majoritairement permanents; avec la mise à pied leur ont été proposés des « cours de recyclage », sans perte de salaire.

1968

Principe des salaires indexés et de la sécurité d’emploi

La deuxième convention collective a introduit, pour la première fois, le principe d’indexation des salaires, en tenant compte de l’augmentation du coût de la vie, et de la sécurité d’emploi.

1968

Abolition des pauses

L’abolition des « repos intercalaires » de 15 minutes est survenue à peine un mois après la signature de la deuxième convention collective. Le conflit a mis deux ans à se régler.

1969

Loi du ministère de la Fonction publique

En mai, le gouvernement a déposé le projet de loi 23 menant à la création d’un ministère central pour la gestion du personnel et pour la négociation collective.

1972

210 000 travailleurs en grève

Les éléments revendiqués par le premier Front commun étaient : 100 $ minimum par semaine ; augmentation de salaire annuelle de 8 % ; sécurité d’emploi ; et égalisation, à la hausse, du volume des avantages sociaux pour tous les employées et employés de l’État. Le Front commun a entamé la première grève générale de 24 heures, suivie d’une grève générale illimitée, laquelle s’est terminée par une loi spéciale forçant le retour au travail (et l’emprisonnement des présidents des syndicats pour outrage au tribunal – ceux-ci ayant recommandé à leurs membres de défier la loi spéciale).

1972

Salaire minimum hebdomadaire de 100 $

Le 29 novembre 1972, le Syndicat a signé une convention collective entraînant différentes améliorations relatives aux vacances, avantages sociaux, à la classification et avancement accéléré d’échelons, en plus d’établir un salaire minimum hebdomadaire de 100 $.

1973

Création du Bureau de coordination provincial (BCP)

Composé des membres de l’Exécutif provincial, de personnes représentantes régionales, des personnes coordonnatrices de service, le BCP se réunissait deux fois par année. En 1995, le BCP est devenu le Bureau de coordination national et, depuis, seules y siègent les membres de l’Exécutif national et les personnes représentantes régionales avec un mandat politique.

1973

Création du RREGOP

Institué le 1er juillet 1973, le Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics est devenu l’unique régime de retraite obligatoire pour toutes les personnes employées de la fonction publique et des organismes publics. Il a, entre autres, remplacé le Régime de retraite des fonctionnaires (en place depuis 1876 sous le nom de Fonds de retraite et de secours des fonctionnaires de l’enseignement primaire), jugé trop onéreux par le gouvernement.

1973

Syndicalisation du personnel occasionnel

Entre 1973 et 1980, une longue bataille judiciaire a été engagée pour la syndicalisation du personnel occasionnel. Le 5 avril 1974, le tribunal a reconnu que le personnel occasionnel était assujetti aux dispositions du Code du travail et qu’il peut être syndiqué. En vain, le gouvernement en a appelé à maintes reprises pour briser cette reconnaissance. C’est finalement en janvier 1980 que le personnel occasionnel embauché pour plus d’une année a eu droit aux mêmes avantages et conditions de travail que le personnel permanent, à quelques exceptions près.

1975

Indexation des salaires

Le SFPQ a obtenu l’indexation pleine et entière des salaires au coût de la vie, selon l’évolution de l’indice des prix à la consommation.

1977

J’roule pu

Première campagne de publicité du SFPQ fut sous le thème « J’roule pu », laquelle a dénoncé les trop faibles compensations allouées au personnel itinérant pour l’utilisation d’un véhicule personnel.

1977

Refonte de la Loi de la fonction publique

Le 26 juillet 1977, le gouvernement a présenté le projet de loi 53 — Loi sur la fonction publique, mais celui-ci n’a pas été adopté. L’année suivante, un nouveau projet de loi a été présenté (projet de loi 50) et sanctionné en juin, malgré le mécontentement des syndicats (trois jours de manifestations, piquetage et débrayages). Entre autres, le SFPQ a été accusé de « crime de lèse-majesté » pour avoir bloqué les issues permettant l’accès à la colline Parlementaire.

1979

Premier débrayage ciblé

Lors du renouvellement de la cinquième convention collective, le SFPQ a modifié sa tactique et entrepris le premier débrayage ciblé dans certains ministères et organismes, notamment en ce qui a trait au courrier, à la messagerie, à l’informatique et à certains services auxiliaires.

1980

Congé de maternité de 20 semaines

Cette cinquième convention collective s’appliquait dorénavant au personnel occasionnel et aux employées et employés nordiques. Elle a également introduit les congés de maternité d’une durée de 20 semaines avec paiement d’une indemnité, ainsi que la possibilité pour ces employées d’obtenir des congés spéciaux.

1980

Naissance du Service de santé et sécurité du travail

Tout au long des années 80, le SFPQ s’est fait reconnaître pour son expertise en santé et sécurité. Il a été le premier syndicat de la fonction publique à s’être doté d’un service de santé et sécurité avec des personnes conseillères libérées à temps plein.

1983

Comité provincial de la condition féminine

Sous la responsabilité d’une vice-présidente provinciale du SFPQ, le Comité provincial de la condition féminine était composé de trois personnes membres nommées par l’Exécutif provincial, appuyé par un réseau de douze responsables régionales.

1983

Le Décret

Le Décret est devenu la sixième convention collective, lequel a notamment imposé des diminutions de salaire (jusqu’à 20 %). Il a toutefois introduit les programmes d’accès à l’égalité, la création de comités paritaires en santé et sécurité et la garantie des heures de travail, tant pour les fonctionnaires que pour les ouvriers.

1983

Abolition du « classement-moquette »

À l’époque, l’avancement et la promotion du personnel de secrétariat se faisaient en fonction du titre de son patron : plus le poste du patron était élevé, plus la moquette de son bureau était épaisse, donc meilleures étaient les conditions de travail de sa secrétaire...

1985

Représentation des accréditations parapubliques

À la suite de décisions prises par le gouvernement de créer diverses sociétés, devant la montée du phénomène des cessions d’unités administratives, le SFPQ a décidé, lors de son Congrès de 1985, de représenter ces entités devenues parapubliques.

1986

On gagne à être connu

Cette campagne publicitaire visait à revaloriser l’image des fonctionnaires et des ouvriers, laquelle s’est étirée de 1986 à 1988.

1987

25 ans

À cette occasion, le Théâtre Parminou a créé la pièce de théâtre « Dans tous mes états ». Celle-ci rappelait les grandes étapes de l’histoire du SFPQ et illustrait la dynamique des relations entre le personnel de l’État, leur patron et la population.

1988

Retraite et occasionnels

Dès le 1er janvier 1988, les employés occasionnels ont pu bénéficier du même régime de retraite que les employés permanents.

1989

Équité salariale

Le gain le plus important pour le SFPQ à la signature de sa huitième convention collective a été de convaincre le gouvernement de procéder à des travaux d’équité salariale.

1990

Déménagement

Le SFPQ s’est installé dans l’édifice où il se trouve encore aujourd’hui (2020), soit au 5100, boulevard des Gradins (Québec).

1991

Première prolongation de convention collective

La huitième convention collective a été prolongée de six mois en y ajoutant ces éléments : gel des taux et échelles de salaire pour six mois, montant forfaitaire de 1 % jusqu’à la signature de la prochaine convention collective et restauration des échelles salariales de 3 % au 1er juillet 1992.

1992

Deuxième prolongation de convention collective

La prolongation s’est échelonnée du 1er juillet 1992 au 30 juin 1993, confirmant l’augmentation des échelles de salaire de 3 %, la cessation du montant forfaitaire de 1 % et une augmentation de 1 % au 1er avril 1993.

1993

Projet de loi 102

Le projet de loi 102 est devenu l’objet de la neuvième convention collective. En plus de récupérer le 1 % versé le 1er avril, il a supprimé le congé annuel de 2,6 jours prévu entre Noël et le jour de l’An.

1995

Retrait du projet de loi 102

Cette dixième convention collective a permis le retrait de la Loi 102 ; le versement d’un montant forfaitaire compensatoire de 0,5 % au printemps 1996 ; des augmentations salariales de 1 % les 1er janvier 1997 et 1998 ; une bonification des dispositions sur la sous-traitance et des critères d’admissibilité dans les régimes de retraite ; la création de listes de rappel pour certaines catégories de personnel occasionnel ; et l’intégration des fonctionnaires fédéraux à la fonction publique du Québec.

1995

Marcher contre la pauvreté

Du 26 mai au 4 juin a eu lieu la « Marche des femmes contre la pauvreté » , et le SFPQ y a été dignement représenté par Monique Voisine, Nancy Jalbert, Martine Soucy, Joane Prémont, Denise Montminy, Nicole Mallette, Lucie Fradette, Nicole Bernier, Micheline Martel, Guylaine Fournier, Johanne Lefebvre, Carole Villeneuve, Lise Chevalier et Denise Dion. Ces femmes, ainsi que d'autres centaines, ont marché pour réclamer du gouvernement du pain et des roses, c'est-à-dire des changements visant l'amélioration de leurs conditions économiques. Ce mouvement donnera naissance à la « Marche mondiale des femmes ».

1995

Premières ententes de service

Le SFPQ a conclu ses premières ententes de services avec des syndicats indépendants.

1996

Se mobiliser pour des projets communs

Sous le thème « Se mobiliser pour des projets communs », le 18e Congrès du SFPQ a engendré une grande réforme de sa structure, notamment par la diminution du nombre de régions (de douze à huit) ; l’établissement de bureaux régionaux indépendants ; et la séparation des rôles politiques et techniques entre au moins deux personnes représentantes régionales (seules les régions de Québec et de Montréal comptaient plus de deux personnes représentantes régionales). Le Congrès est aussi devenu triennal.

1999

Création du Comité national des jeunes

En créant un comité national pour les jeunes, l’objectif du SFPQ était d’augmenter la visibilité des jeunes et de promouvoir leurs intérêts au sein de l’organisation, tout en leur permettant de représenter le SFPQ lors de différents événements ou consultations.

2000

Syndicalisation du personnel occasionnel

Après presque deux ans de négociation, la onzième convention collective a été signée le 6 avril 2000. Qualifiée de « convention collective du personnel occasionnel », elle a permis à 2 000 membres d’accéder à la permanence et à 11 000 autres d’accéder à des concours réservés. Autre victoire : le service accumulé comme occasionnel a été reconnu quand l’employé devient permanent. De plus, le personnel occasionnel allait dorénavant être recruté par le biais de concours et inscrit sur des listes de déclaration d’aptitudes, lui donnant accès au processus de dotation d’employés permanents.

2002

Prolongation de la convention collective

La convention collective a été prolongée d’un an afin de permettre l’achèvement des travaux sur l’équité salariale et du processus de révision globale de la classification. Le personnel a reçu une augmentation salariale de 2 % pour la période du 1er avril au 31 décembre 2003 et un montant forfaitaire de 1 %.

2005

Retrait du SFPQ

Lors du 21e Congrès, ne voulant pas endosser la décroissance des emplois, les délégations du SFPQ ont décidé de se retirer des comités locaux, ministériels et sectoriels de l’organisation du travail.

2005

Grèves

Au cours des négociations pour le renouvellement de la convention collective, le SFPQ a déclenché des grèves sectorielles et rotatives au ministère de la Justice, à Revenu Québec et à la Société de l’assurance automobile du Québec.

2005

Adoption du projet de loi 142

Dans la nuit du 15 au 16 décembre, l’Assemblée nationale a adopté, sous bâillon, la Loi concernant les conditions de travail dans le secteur public. Celle-ci avait pour objectif prétendu d’assurer la continuité des services publics et d’établir les conditions de travail des salariés du secteur public en imposant des conventions collectives aux employés de l’État avant que les négociations aient porté fruit. Hélas, elle a surtout eu comme effet de retirer le droit de grève aux employés du secteur public.

2007

Blâme au gouvernement Charest

Après que le gouvernement Charest eût mis fin à la négociation collective du secteur public, de façon abrupte et sans raison valable (en adoptant le projet de loi 142 en décembre 2005), il reçut les blâmes de l’Organisation des Nations unies, par le biais du Bureau international du travail. Celle-ci lui a reproché de porter atteinte à la liberté d’association syndicale et au droit de négociation du personnel de l’État.

2008

Moins souvent

Lors du 22e Congrès du SFPQ, il a été décidé que lesdits Congrès auraient désormais lieu tous les quatre ans, et non plus aux trois ans.

2010

Manifestation monstre

Une manifestation organisée par le Front commun des services publics a rassemblé plus de 75 000 travailleuses et travailleurs au centre-ville de Montréal. Ceux-ci ont rappelé au gouvernement que les solutions pour améliorer les services publics passent par la négociation.

2011

ARQ

Le 24e Congrès extraordinaire a été un congrès spécial entièrement dédié à Revenu Québec, désormais devenu l’Agence du revenu du Québec.

2012

Et parapublique

Le Syndicat de la fonction publique est devenu le Syndicat de la fonction publique et parapublique.

2012

Forums

Le Congrès de 2012 a adopté la tenue de Forums d’accréditations, réunissant des membres par milieu de travail, aux fins de concertation et de représentation des travailleuses et des travailleurs.

2012

50 ans

Le SFPQ à la défense des intérêts de ses membres depuis 50 ans.

2012

Opération 44/48

Des milliers d’employés occasionnels et saisonniers ayant cumulé 44 mois d’ancienneté au cours des 48 derniers ont pu accéder à un statut temporaire, lequel les a menés ou les mènera à un statut permanent. La deuxième opération 44/48 a eu lieu en 2016.

2012

Contre le saccage de l’assurance-emploi

Le SFPQ, membre de la Coalition nationale de lutte contre la réforme à l’assurance-emploi, a demandé à tous les partis politiques du Québec d’adopter une résolution dénonçant les restrictions de l’assurance-emploi incluses dans la Loi C-38.

2014

Austérité du gouvernement libéral

Le SFPQ a fait partie des nombreuses manifestations dénonçant l’austérité du gouvernement Couillard. Il a notamment proposé au gouvernement de faire preuve d’imagination pour renflouer les coffres de l’État, plutôt que de couper dans les services aux citoyens.

2014

Lancement de l’app PSST

Le Service de la santé et sécurité du SFPQ a lancé l’application PSST, un outil technologique innovant facilitant la vie des personnes en matière de prévention en santé et sécurité du travail.

2015

Front commun

Le SFPQ a fait front commun avec l’APTS, la CSN, la CSQ et la FTQ dans les négociations de renouvellement des conventions collectives. Le règlement salarial obtenu : 1,5 % (2016), 1,75 % (2017) et 2 % (2018).

2016

Diminution du nombre d'élus

Lors du Congrès de 2016, l'Exécutif national est passé de neuf membres à sept; des modifications ont aussi été apportées du côté des personnes représentantes régionales.

2016

CÉROM, MRC et ambulanciers

Le SFPQ a accueilli parmi ses membres les gens du CÉROM, d’autres de MRC et a signé des ententes de services avec des techniciens ambulanciers.

2016

Centres d’appels en détresse

Centres d’appels en détresse

Le SFPQ a lancé un vaste projet d’étude sur la qualité des conditions de travail des gens en centres d’appels, où « surcontrôle » et intensification du travail sont généralisés. Parmi les conclusions du rapport, retenons que les conséquences de la détérioration des conditions de travail sont majeures sur la santé physique et psychologique des travailleurs, sur leur satisfaction au travail, mais également sur la qualité des services publics qu’ils sont en mesure de donner à la population.

2016

Le retour du Gîte

Le personnel du Gîte du Mont-Albert, représenté depuis quelques années par la CSN, a choisi de revenir au sein du SFPQ. Dorénavant, le SFPQ représente tous les établissements de la Sépaq.

2017

Bienvenue aux étudiants

Maintenant représentés par le SFPQ, les étudiants employés par l’État ont désormais les mêmes droits que les employés réguliers.

2017

Patrouilleurs MTQ

Le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports a accepté la demande du SFPQ (CMMRP) que les patrouilleurs du MTQ devant renouveler leur attestation de secourisme puissent être libérés pour le faire, et ce, sans perte de traitement.

2017

5-10-15

Le SFPQ est membre de la Coalition 5-10-15, laquelle revendique notamment la hausse du salaire minimum et l’amélioration de la conciliation famille-travail.

2019

Marche pour le climat

En compagnie de plus de 100 000 personnes, le SFPQ a rejoint la manifestation mondiale du 14 mars.

2019

Étude inédite

Le SFPQ a rendu publique une étude inédite sur les conditions de travail des inspecteurs de la fonction publique et parapublique du Québec ainsi que sur l’évolution récente de l’inspection au Québec. Retenons que, malgré les difficultés, les inspecteurs en viennent parfois à se demander ce que la mission de leur ministère ou organisme devient.

2019

Intelligence artificielle

Le Service de la recherche du SFPQ analyse les conséquences de l’intelligence artificielle sur le travail des employés de la fonction publique québécoise.

2020

Conseils de négo en ligne

En raison du confinement obligé par la pandémie de COVID-19, pour la première fois dans l'histoire du SFPQ, les Conseils de négo des accréditations « Fonctionnaires » et « Ouvriers » ont eu lieu en ligne (1er et 2 juin).

2021

PSST - Nouveau look

On y retrouve les sept modules de départ, mais également un module sur l’ergonomie du poste de travail et un tout nouveau module sur l’identification des plantes urticantes.
La section « rapports » permet de générer facilement des rapports d’inspection concernant l’inspection des lieux de travail, la trousse de premiers soins, l’ergonomie et la qualité de l’air.

2022

Gardez-moi vivant

L'équipe du SFPQ a créé une campagne multimédia dont l'objectif a été de conscientiser les conductrices et conducteurs que leur inattention (et manque de respect) met en danger la vie du personnel de la route, quand ils ou elles ne les tuent pas... Roxanne, Vanessa, Éric et Martin, les quatre personnes qui ont accepté de partager leur témoignage, sont des membres du SFPQ.

2023

60 ans d'histoire

Le SFPQ vous offre humblement un exemplaire du récit de ses 60 années passées à bouleverser le paysage du droit du travail au Québec. Il a été savamment rédigé par la spécialiste en histoire politique et parlementaire, et éditrice chez Septentrion, Sophie Imbeault.

Historique

Le SFPQ voit le jour officiellement en septembre 1962 pour représenter les employés du gouvernement du Québec. Toutefois, l’organisation syndicale démarre en 1961 par la formation du Syndicat national des fonctionnaires provinciaux du Québec.

Cette organisation est dirigée par un groupe d’employés de la fonction publique de la région de Montréal. À cette époque, une entente de service est signée avec la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Au courant de l’année, un groupe de fonctionnaires de la région de Québec emboîte le pas en créant aussi leur organisation.

En 1964, après plusieurs batailles, le Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec est reconnu officiellement comme l’unique représentant de tous les employés travaillant au sein de la fonction publique du Québec. L’année 1966 voit le SFPQ s’affilier à la CSN et signer sa première convention collective. Toutefois, le Front commun de 1972, la tenue de deux référendums et le désir d’avoir une identité propre ainsi qu’une plus grande autonomie amènent le SFPQ à se désaffilier de la CSN. Il signe sa première convention collective à titre de syndicat indépendant le 29 novembre 1972.

En 1985, une première unité d’accréditation à l’extérieur de la fonction publique adhère au SFPQ. Il s'agit des employés de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq). Depuis, les salariés d’une trentaine d’accréditations syndicales, nées du désengagement de l’État, ont choisi le SFPQ pour les représenter.